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- Dernier samedi du mois de février au So What, avec le trio d'Olivier Slama
- retour sur la visite de France 3 au So What...
- Premier concert de l'année au So What, le 31 janvier, avec le quartet de Franck Taschini !
- L'édito d'Alex : une affaire d'interprétation ?
- L'édito d'Alex, septembre 2025 : "parfois le miracle se produit, parfois pas..."
- Concert au So What : c'était le samedi 20 septembre, avec le LEO GELLER QUARTET
- L'édito d'Alex, septembre 2025 : "moins c'est plus"
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Prochain concert du "dernier samedi du mois" au SO WHAT de La Gaude :
ce sera le 25 avril (21h30; entrée libre)
Après le premier set de la COMPAGNIE SO WHAT, nous recevrons le DARE DARE TRIO.
Amis de longue date, ayant joué ensemble puis décidé de prendre des chemins différents, Cyril Pappalo (piano, clavier), Damien Porre (batterie) et Damien Pichol (basse) se sont revus pour un bœuf sans prétention. Il n'en fallait pas plus pour que le Dare Dare Trio naisse.
Les compositions commencent alors à fleurir, la complicité à se créer et les automatismes des années passées à revenir sans y réfléchir.
Le répertoire du groupe est baigné d'influences allant de Pat Metheny aux Snarky Puppy, en passant par les Flecktones.

SOIRÉE "CHANSONS" AU SO WHAT
le samedi 18 avril, 21h30
Chaque printemps, le groupe NABIS nous régale de sa soirée chansons, drôles, tendres ou émouvantes... On s'en pourlèche les babines d'avance !
Sophie Serafino, voix
José Serafino, guitare
Bernard Fournié, guitare

Formidable concert du dernier samedi du mois de mars 2026 au So What
Avec le CASCINO TRIO
Après le set de la Compagnie So What, le trio du pianiste Patrick Cascino, du bassiste Charly Tomas et du batteur Lucca Scalambrino nous a offert un concert somptueux en enthousiasmant. Lyrisme, brio, tendresse... avec une complémentarité et une complicité totales, au service de nouvelles compositions aussi profondes que dynamiques. Le public conquis en a redemandé...
Voici bien des années que la musique de ce trio magique imprègne les murs du So What et fait vibrer son public. Les compositions de Patrick dépassent les frontières du jazz traditionnel en explorant des univers métissés aux couleurs méditerranéennes, africaines et latines, tout en cultivant une énergie sensible et profonde.
Photos Laurent Lapchin
JAZZ SOUS LES BIGARADIERS, C'EST TOUTE L'ANNÉE !
La presse en parle...
Dans la Strada, avril 2026

Dans Nice-Matin (27 mars 2026)

Le quartet COMPAGNIE SO WHAT était en concert à la médiathèque Élise et Célestin Freinet de Vence
le samedi 14 mars
Le 14 mars, la COMPAGNIE SO WHAT était en concert à la Médiathèque Elise et Célestin Freinet, à Vence.
Un excellent accueil, un lieu riche et agréable, un public chaleureux, sourire aux lèvres... Merci à tous !
(photos Martine Lapchin)

Dernier samedi du mois de février au So What :
avec le trio d'Olivier Slama
Encore un "dernier samedi du mois" magique au So What... Ce 28 février, après le set de la Compagnie So What, nous recevions le trio du pianiste Olivier Slama. De joyeux compères, tout à fait intégrés dans l'atmosphère de notre antre, qui nous ont distillé une musique bop savoureuse, et, s'il vous plait, tout en acoustique ! Nous les retrouverons avec grand plaisir au festival Jazz sous les Bigaradiers, en novembre.
Olivier Slama : piano
Sebastien Lamine : contrebasse
Jacopo Forno : batterie
Photos : Laurent Lapchin
Retour sur la visite de France 3 au So What... "Une salle de spectacle intimiste à La Gaude : Le So What"
Le Quartet COMPAGNIE SO WHAT était en répétition/concert au MUSEE MASSENA de Nice, le samedi 7 février
Formidable accueil de Jean-Pierre Barbero et de toute l'équipe du Musée Massena, pour cette "répétition en public" de la Compagnie So What, joyeuse et endiablée, devant une salle pleine et chaleureuse... Merci à tous !
Photos : Sophie Serafino
L'édito d'Alex, janvier 2026
Une affaire d'interprétation ?
Tout morceau de musique, composition ou reprise, est une « interprétation » par un musicien, quel qu’il soit, même s’il joue sa propre musique.
Il n’y a pas de musique de Jazz (ou d’autres, d’ailleurs) indépendante du musicien.
Nous n’avons jamais la signification claire d’un morceau en face de nous. Nous nous efforçons de le saisir tel qu’il est, ou en discutant entre « interprètes », donc indépendamment de nous. Mais malgré tout, une relation existe entre la signification d’un thème de Jazz, et celui qui le joue. La qualité de ce rapport entre le musicien et le thème n’est ni objective, ni scientifique. Il ne peut s’agir que d’une interprétation imprégnée par la vie, les échanges entre musiciens de l’orchestre, l’humeur de l’instant, voire le niveau de technicité du musicien. Toute « interprétation » est donc subjective, ce qui ne signifie surtout pas qu’il ne faut pas être exigeant pour jouer, interpréter un morceau, et encore plus pour improviser, sur ce que l’on a ressenti en jouant le thème.
Et si ces réflexions vous amusent ou vous intéressent, courez vite (re)lire la « théorie interprétative de la vérité » de Friedrich Nietzsche, vous savez, celui qui a écrit la devise du So What : "Sans la musique, la vie serait une erreur ».

C'était la rentrée des concerts du "dernier samedi du mois" au So What, le 31 janvier
avec le Quartet de FRANCK TASCHINI
Après le set du quartet COMPAGNIE SO WHAT et ses nouvelles compos, nous avons reçu le quartet de notre ami saxophoniste Franck Taschini, pionnier du club, fidèle depuis bientôt 30 ans, qui a endiablé le So What... Avec une liberté et une joie de jouer qui se sont épanouies dans les solos déchaînés du saxophoniste. Avec le jeu soyeux et puissant à la fois du batteur transalpin Enzo Cioffi, autre pilier du So What, qui s'est associé à merveille avec celui, inventif et dynamique du pianiste Davide Calvi, ainsi qu'avec le soutien solide et créatif du contrebassiste Giorgio Allara.
Il suffit de voir les sourires des musiciens et du public pour saisir la ferveur et le bonheur de cette soirée... Vivement la prochaine, le 28 février, où nous recevrons le Jellyfish Project de Jacopo Forno !

Le quartet Compagnie So What, vue par Cédric Fioretti
Photos : Sophie Serafino
Photos Laurent Lapchin
Jazz sous les Bigaradiers 2025
Top édition !

En novembre, l'Association So What vous a donné rendez-vous au festival JAZZ SOUS LES BIGARADIERS.
Un festival « uniquement de jazz » qui fêtait sa 28ème édition. Du jazz pour tous les publics et une programmation sensible à l’apport des femmes dans le Jazz. Des têtes d’affiche internationales, Victoires de la Musique, à la rencontre de quelques-uns des meilleurs jazzmen et women de la région, pour un Jazz d’aujourd’hui, inventif et festif.
« Jazz sous les Bigaradiers » reste un de ces rares moments où l’on peut encore se reconnecter à l’essentiel, le plaisir de « vivre ensemble » dans huit lieux différents, à taille humaine, avec 10 concerts gratuits, une ambiance pour chaque tempo, au rythme du coeur,
et des soirées de gala à 25€ !
Toutes les infos, toutes les photos : ICI
Le Quartet Compagnie So What était en concert à la BIBLIOTHEQUE RAOUL MILLE à Nice
le samedi 25 octobre 2025
Ce lieu si particulier par sa richesse culturelle et l'atmosphère à la fois passionnée et bon-enfant qui y règne nos accueille à nouveau dans ses murs. Nous y avons retrouvé avec grand plaisir un public chaleureux et joyeux, dans une salle complète. Un grand merci aux organisatrices !
(photos : Martine Lapchin)
L'édito d'Alex, octobre 2025 :
De l’improvisation
Parfois le miracle se produit, parfois pas
Compositions originales ou reprises, le thème d’un morceau de Jazz n’est qu’une des portes possibles pour amener l’improvisation. C’est elle qui fait le sel des concerts.
Il y a quelque chose de sacré pendant ces moments où la musique sort du musicien. C’est un processus fragile, une alchimie inexplicable qui nécessite une perte de contrôle quasi complète.
La scène devient un simple moyen de créer les conditions pour que la musique traverse l’interprète et arrive jusqu’au public et aux autres musiciens. Que ce soit en trio, quartet ou quintet, chacun aide l’autre à atteindre l’auditoire par ses improvisations.
Producteur d’un antidote pour un monde désenchanté, l’improvisateur est un funambule en équilibre sur un fil invisible.
Comment les simples vibrations d’une corde en acier, de tuyaux de cuivre, ou d’un morceau de bambou qui transforment le souffle, peuvent-elles produire une telle émotion ? Mystère.
Parfois le miracle se produit, parfois pas !
Formidable concert au So What de La Gaude : c'était le samedi 20 septembre 2025, avec le
LÉO GELLER QUARTET
Encore une soirée d'anthologie au club So What, pour un "dernier samedi du mois" avancé au 20 septembre... Nous avons reçu le
LÉO GELLER QUARTET.
Bien sûr, en première partie, la Compagnie So What avait ouvert la soirée.
Puis ce fut le quartet de Léo. La veille, ils étaient en concert à Grenoble. Le lendemain à San Remo... Ils nous ont fait l'honneur de faire halte au So What pour un concert inoubliable.
Vous aviez aimé le guitariste de l’orchestre de Tango Libertad lors des Rencontres Jazz sous les Bigaradiers 2024 ? Il nous revenait avec son propre groupe. Énergie, cohésion, concentration, virtuosité... Le public du So What était subjugué, enthousiasmé.
Et pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’assister à ce moment mémorable, vous pourrez les retrouver dans le cadre du festival JAZZ SOUS LES BIGARADIERS, le samedi 8 novembre à 11h, salle de La Coupole à La Gaude.
LEO GELLER QUARTET
Leo Geller, guitare
Fanny Bouteiller, contrebasse
Malo Thiery, batterie
Gaspard Baradel, saxophone
Lauréats du concours JazzContreband 2023 (présidé par Emile Parisien & Nik Bartsch) et Prix du Public du Festival Jazz à Oloron 2023.
Photos : Jacques Lerognon
Photos : Sophie Serafino
Photos : Laurent Lapchin
Le Quartet Compagnie So What était en concert à l'église de COURSEGOULES, le samedi 9 aout 2025
Suivi d’un apéritif offert par la mairie de Coursegoules
Au profit de la restauration du tableau de l’église « les âmes du purgatoire »
Avec le concours de la Fondation du Patrimoine
Et participez vous aussi à cette restauration en faisant un don à la Fondation du Patrimoine :
https://www.fondation-patrimoine.org/.../tableau.../103097
Grand merci à Sophie Serafino pour ces photos qui montrent bien quel régal ce fut de "communier" avec le public dans la magnifique église de Coursegoules, comble pour l'occasion ! En compagnie des représentants de la Fondation du Patrimoine et de M. le Maire, Dominique Trabaud, qui voici bien des décennies avait commis quelques solos de saxo baryton avec nous !
Et un immense merci au public pour sa grande générosité pour la restauration du tableau des "Âmes du Purgatoire" : 1300€ ont été récoltés...

C'était le dernier concert du "dernier samedi du mois" au So What de La Gaude, avant la trêve estivale : le 28 juin, avec le trio "The Green Chimneys"
Encore une formidable soirée pour cette "dernière" de la saison au So What de La Gaude, avant la trêve estivale !
Après le set du quartet Compagnie So What, nous avons accueilli pour la première fois le trio "GREEN CHIMNEYS" (Adrien Saly : piano, Jean Denayrou : batterie, Guillaume Champalle : basse). Un trio déchaîné, pour un répertoire monkien totalement dans l'esprit, une pèche d'enfer, un sourire jusqu'aux oreilles pour les musiciens comme pour les spectateurs. Quel régal...
Photos : Sophie Serafino
Photos : Laurent Lapchin
L'édito d'Alex, septembre 2025
Less is More : moins, c’est plus
Ou, de la Perfection des improvisations
La phrase « Less is more » est une affirmation emblématique du monde de l’architecture avec le Bauhaus, mais sa véritable origine est un poème de 1855 de Robert Browning, qui suggère que quelque chose peut être plus beau lorsqu’il est discret plutôt que trop complexe.
C’est ce qu’a souvent repris Miles Davis dans son Jazz. Parti des thèmes-gymkhanas du bebop, il ne cessa d'épurer sa sonorité et ses phrases. C’est pourquoi il s'intéressa au jazz modal et dépouilla sa musique des harmonies conventionnelles pour libérer le pouvoir de la mélodie et de l’improvisation.
« Less is more » incarne l’idée que la simplicité mène à la clarté et, qu’en éliminant les éléments inutiles, nous pouvons transmettre des émotions avec un minimum d’éléments.
Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas travailler la technique, les sons. Il ne faut pas se priver de séquences rapides, voire virtuoses, mais se souvenir que le plus profond ne vient pas du fait de faire moins, mais de le faire avec intention et soin. Une approche qui ne conduit pas seulement à de meilleurs solos, mais aussi à un mode de vie plus réfléchi et plus satisfaisant.
Comme souvent, c’est Antoine de Saint-Exupéry qui nous apprend à dépasser ce concept en écrivant : « La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer. »

L'édito d'Alex, juin 2025
Souvenirs d’improvisation
L’improvisation en Jazz fait partie de ces instants nés pour s’effacer de nos mémoires, comme une mélodie que l’on aurait entendue au coin d’une ruelle du village, descendant d’une fenêtre.
Les adhérents du So What sont sortis depuis un moment, on a rangé, nettoyé les verres, et on boit un dernier verre en fumant un petit cigare. On refait la soirée, donc, le monde. Et voilà qu’un reste d’improvisation nous revient, sans un début, sans une fin. Et surement que quelques amis ont aussi en mémoire la même petite musique incertaine en remontant la rue Gabriel Ponzone.
Tel est le sort de notre musique, s’infiltrer, repartir et s’effacer nos vie.
Il en reste toujours un plaisir insaisissable d’une rencontre qu’aucun enregistrement ne saura restituer.
Et c’est en cela que l’improvisation est un vrai moment de bonheur.

Le Quartet Compagnie So What
était en concert pour l'association DEL'ART, à Nice, le mercredi 18 juin
à "La Trésorerie"
Formidable accueil et super organisation, un public emballé, un quartet déchaîné... Que dire de plus ? Merci à tous, à Del'Art, au public, et à bientôt pour de nouvelles aventures !
(photos : Martine Lapchin)
Le Quartet Compagnie So What
était en concert pour le rendez-vous mensuel de l'association JAZZ UP, à Opio, le samedi 14 juin
Formidable accueil de l'association JazzUp, superbe organisation, une salle pleine, un public attentif et embarqué, sourire aux lèvres... Quelle belle soirée ! Un grand bravo à tous, un grand merci aux organisateurs et au public.
Et merci aussi à Francette Muller et Sophie Serafino pour leurs superbes photos.
Concert du "dernier samedi du mois" au So What de La Gaude :
c'était le 31 mai, avec le Behia Swing and Latin Jazz Quartet.
Malgré la concurrence de la finale de foot, le So What était bien garni pour le concert du dernier samedi du mois. Une ambiance de feu, un public conquis, fervent, joyeux et attentif...
Après le premier set habituel du Quartet Compagnie So What, émaillé de quelques gags, comme un morceau de trompette voyageur, le quartet de Behia nous a embarqués dans une belle aventure musicale. La voix chaude et sûre de la chanteuse était bien mise en valeur par l'accompagnement de trois musiciens exceptionnels : Jean-Baptiste Bolazzi au piano, Patrick Barbato à la contrebasse et André Guiglion à la batterie.
Encore une super soirée, un régal pour les habitués et une belle découverte pour les nouveaux venus...
Photos : Sophie Serafino
Photos : Laurent Lapchin
Le quartet COMPAGNIE SO WHAT
s'est produit à l'EGLISE DE GOURDON
le samedi 3 mai
au profit de la rénovation de la Chapelle Saint-Vincent
avec le concours de la Fondation du Patrimoine
Malgré l'orage qui venait de s'abattre, l'église de Gourdon était pleine pour ce concert caritatif. Son d'église... Ambiance détendue, sourires... Un bon moment passé ensemble pour une bonne cause.
(Photos : Sophie Serafino)
(photos : Alex Benvenuto, Gérard Demonchy, Laurent Lapchin)
Ce qui perdure parmi les souvenirs que l’on garde de Barre Phillips, c’est l’idée d’une contrebasse perçue comme un être vivant. Dans l’approche musicale de celui qui fera paraître Journal Violone en 1969, vite devenu Basse Barre chez Futura&Marge en 1970, la contrebasse n’est pas que bois et cordes ; il y a une vie qui s’insuffle du chevalet aux chevilles et qui permet à la sensualité de prendre voix et corps, à pleine main où à l’archet. Une démarche qui a marqué durablement les musiques improvisées et le jazz européen comme transatlantique, et la carrière même de Phillips : End to The End, en 2018 chez ECM, sera son dernier solo, avec le même souci de dialoguer avec son instrument ; le temps avait simplement donné une patine, une quiétude fondamentalement zen où le silence avait largement fait sa place.
Ce dialogue, Barre Phillips l’a institué avec de nombreux autres contrebassistes. On citera pour l’Histoire Dave Holland, puisque c’est avec lui et toujours chez ECM qu’il a publié Music for Two Basses, un monument à la forme nouvelle, devenu depuis canonique : le dialogue entre basses, la passementerie des archets et des résonances du bois a été largement illustrée, depuis, par Phillips lui-même. On pense bien entendu à Joëlle Léandre dont le parcours, à l’instar de Douze Sons sorti chez nato, est marqué par la fraternité avec Phillips dont « Basse Profonde » est une forme de manifeste. Leur discographie commune n’est pourtant pas pléthorique, mais on notera un A l’improviste en 2011 chez Kadima Collective où chacun est dans son rôle : Joëlle, la tempête, enserre le vieux chêne Phillips qui ploie mais ne rompt pas, tout en quiétude.
Barre Phillips et Joëlle Léandre © Yann Bagot
D’autres contrebassistes viendront se joindre à l’exercice, de Peter Kowald, dix ans après Basse Barre (Die Jungen : Random Generator) [1] à Teppo Hauta-Aho (To Face The Bass enregistré lors d’un spectacle en prison en Finlande) en passant par Barry Guy pour le remarquable Arcus, paru en 1991, sans doute une des œuvres les plus profondes et les plus intimes de sa discographie, l’ensemble des soli Journal Violone mis à part ; ces duos comme les aventures solistes sont à envisager comme autant de chapitres d’un journal intime, un marquage profond dans le temps. Il en alla de même avec le Bass Ensemble, tribut à sa grande connaissance du free et des musiques improvisées japonaises, notamment en compagnie du regretté Tetsu Saitō. Ces rencontres, parfois furtives ou sur le long cours, ne se limitaient pas aux contrebasses, voire même aux duos : notons d’autres instants intimes, notamment avec des guitaristes (Derek Bailey, Joe Morris), des saxophonistes (Lol Coxhill ou Urs Leimgruber) ou dans le très beau trio ALP avec Barry Altschul et Denis Levaillant. L’idée est d’instaurer une forme de douceur dans un univers très graphique, très proche des arts plastiques et inspiré du vivant. Une ligne directrice pour ce passionné de nature qui aimait parler de son jardin provençal où il s’était installé avec sa femme dès les années 70.
S’il a commencé sa carrière discographique avec Atilla Zoller aux Etats-Unis en 1965, marquant une longue collaboration avec des musiciens hongrois (jusqu’à György Kurtág Jr, toujours chez ECM en 2021, Face à Face, mais aussi avec István Grencsó), c’est en Europe que Barre Phillips a connu sa carrière la plus florissante. Ce fut le cas notamment avec John Surman et Michel Portal dès 1970 pour Futura&Marge (Alors !!!) un des labels qui lui furent les plus fidèles avec la maison nato. C’est en effet chez Jean Rochard que Barre Phillips enregistra No Man’s Zone avec Emilie Lesbros en 2017 autour de Fukushima. C’est à cette occasion qu’il nous livra un bel entretien.
Musicien au geste précis qui croisa dès les années 60 Ornette Coleman [2], Jimmy Giuffre et Eric Dolphy [3], Barre Phillips restera une légende de son instrument de chaque côté de l’Atlantique, marquant de son image et de sa sonorité la musique créative et exigeante pendant six décennies qu’il aura contribué à chambouler.



































































































































































































